# 170 ème

Post rédigé en 2013 !!! Comment se fait-il que je ne l'ai pas publié "immédiatement-tout de suite-dans la foulée" à l'époque ? Parce qu'il n'était pas fini. Aujourd'hui j'ai enfin pris le temps d'y ajouter trois paragraphes et une belle photo. Il est fin prêt pour naître sur le blog.

 

Tempérament  :bounce:

Je suis de nature IMPATIENS et bizarrement, depuis quelques jours, je croise des "congénères" avec lesquelles je mesure la souffrance pour une femme de "rayonner" principalement avec des compétences masculines.

Nous sommes rapides, réactives, énergiques, avec une intelligence vive. Nous anticipons tout. Toujours dans le mouvement, la recherche de solutions pour gagner du temps ou éviter des problèmes qui en feraient perdre. Notre organisation est (presque) infaillible, nous la révisons en permanence pour l'améliorer, tout rentre au millimètre près et si une inconnue arrive, on sait gérer nos priorités pour la prendre en charge. En un mot : nous sommes les reines de l'efficacité.

Le problème, c'est le rythme des autres.

Tant que les données sont "contrôlables", nous nous sentons maître de la situation et aptes à mener le bateau à bon port.
Dès qu'un humain entre en scène en dansant sur un autre temps, les choses se corsent et nous commençons à stresser.

Quand il s'agit d'un adulte, bien souvent ... quand c'est possible, nous le balayons de notre route en disant que nous prenons le truc ou le problème à notre charge, nous pouvons le régler seul "t'inquiète pas, je sais faire, y'a pas de problème".

Quand il s'agit d'enfants, de ses enfants et surtout de ses enfants en bas-âge (peu d'autonomie), la situation est sur le fil en permanence car c'est notre "efficacité" qui est mise en cause. Et ça c'est juste l'horreur pour nous. Mais on va trouver une multitude de stratégies pour relever le défi et faire en sorte que tous nos gamins soient prêts pour entrer à l'heure dans les petites cases planifiées de leur vie (école, bus, activités, dodo ...). Le problème étant que nos trouvailles ne sont pas toujours empreintes de douceur : je ne vois qu'une solution, allez en pyjama à l'école !

Bien sûr, il nous arrive de ne pas atteindre notre objectif, mais dans l'ensemble nous sommes reconnues pour notre hyper-efficacité. Du coup assez classiquement, nous nous retrouvons seule avec une montagne de responsabilités que nous nous sommes surtout auto-attribuées histoire d'être sûres de les faire à notre vitesse et sans manager quiconque. Nous avons des taches classiquement distribuées à la femme, plus des (pré)occupations plutôt masculines. Fortes de nos compétences de gestionnaire, nous sommes souvent des femmes de tête, prenons les décisions seules (ah bon tu dois encore réfléchir ?) et agissons avant que l'autre n'ait pu commencer (comment ça on n'avait pas fini d'en discuter ?). Comme un certain nombre de choses sont à "notre charge", nous nous interdisons d'être malades (OLIVE) parce que sinon, pensons-nous, une partie de notre Terre s'arrêtera de tourner ! Alors du coup nous continuons à oeuvrer, endurons, endurons et un jour craque boum !!! boum !!!

On tombe. On s'écroule. On craque. (OAK)

 

Le paragraphe "je plains notre cause", sortez vos mouchoirs :

  • Personne ne comprend pourquoi parce qu'on est si costaudes et si sûres de nous et si capables et si actives ...
  • Personne ne comprend que derrière notre expertise de la gestion du temps, il nous manque une douceur de vivre.
  • Personne ne comprend que derrière nos grande forces, se cache une fragilité. Celle d'une âme qui aimerait bien être enroulée dans des bras protecteurs pour se sentir épaulée à son tour. Mais la dépendance nous fait peur. Apprivoisez-nous et nous nous ferons plus douces.

 

Touchez une fleur IMPATIENS, elle va sauter !!!

Impatiens montage

Magnifique illustration de son Rail de Krämer tirée de mon expérience professionnelle :

IMPATIENS > OLIVE > OAK

Qu'est-ce qu'on appelle "Rail de Krämer" ? : clic

 

1/ ETAT IMPATIENS
l'action, l'agitation, l'impatience, la rapidité d'exécution ...

Entre 1997 et 2001, j'ai travaillé dans une MAJOR de l'industrie du disques au poste de Responsable de production. Je gérais la réalisation d'albums et de singles en collaboration avec les directeurs artistiques (DA), les artistes musiciens (+ leurs managers), les réalisateurs. Chaque album nécessitait 9 mois de suivi. En général je gérais 5-6 albums par mois + les réenregistrements de singles pour les radios et les clubs. Je n'avais pas d'assistant (budget) ni de stagiaires, et collaborais avec 4 DA. En 4 ans, j'ai géré la production de 40 albums et 50 singles. Un volume impressionnant pour ne pas dire véritablement "surhumain". Mon tempérament de FEU et mes qualités d'IMPATIENS ont permis cela évidemment, mais ils ont aussi favorisé ma perte si je puis dire. Je travaillais 10h par jour, souvent le samedi et parfois le dimanche. C'est dingue quand j'y repense ces semaines de minimum 50 heures !!! J'étais célibataire à l'époque (évidemment avec ce planning de ouf) ; posais une semaine de vacances quand je le pouvais et toujours au dernier moment. Mais j'étais heureuse de mon job qui m'apportait de grands bonheurs auprès des artistes et de leur travail de création en studio.
Tout me semblait aller bien jusqu'au jour où j'ai senti que je perdais pied ...

 

2/ ETAT OLIVE
l'épuisement, la maladie, le besoin de convalescence

J'ai commencé à déclarer des petites maladies bégnines comme des rhumes, une angine, des maux de tête par manque de magnésium. Je me soignais sans prendre le temps de m'arrêter. J'allais au boulot malade, continuais d'encaisser mes horaires de folie car il était plus facile pour moi d'être en action, que léthargique sur un lit à me reposer pour que mon corps se régénère.
Tout semblait encore tenir jusqu'au jour où j'ai senti que j'avais un pied dans la vase et que je m'enfonçais jusqu'au cou ... blup blup blup

 

3/ ETAPE OAK
l'abattement du combattant par craquage

Un matin je me suis réveillée avec la sensation que mon cerveau était plus gros que ma boite crânienne. Je le sentais "battre" dans ma tête. J'ai flippé comme une malade ; la douleur était insupportable ; je comprenais qu'il ne s'agissait pas d'un mal de tête classique nécessitant un cachet. J'ai réussi à aller chez le doc sans passer par la case "travail". Un exploit !!! Il m'a dit :

- C'est un burn out !
- Un quoi ??? (en 2000 on n'en parlait pas dans les médias)
- Votre cerveau est surmené. Un peu comme s'il grillait ! Votre corps est épuisé.
- Ah !?!?!?
- Je vous arrête pour 15 jours et vous vous reposez.
- Deux semaines !?! C'est impossible. J'ai 3 artistes en studio, un autre à l'étranger et personne ne sait gérer mon poste. J'imagine déjà la panique à bord et mes budgets qui vont exploser !!! Je suis désolée Docteur mais je ne peux vraiment pas m'absenter du bureau.
- Bon. Dans ces conditions, je vous envoie à l'hôpital.

Là il y a eu un tilt dans ma tête. Enfin. S'il est aussi inquiet pour m'imposer l'hôpital, ce doit être grave.
- D'accord, j'accepte et je resterai chez moi.
- Ne faites rien, reposez-vous sinon la situation peut encore se compliquer.
- J'ai bien compris ce que j'encourais.
- Très bien. Je vous fais le papier et on se revoit dans deux semaines.

 

Pendant ces 15 jours j'ai appris à lâcher avec mon travail et ses soucis, et à prendre soin de moi parce que PAS LE CHOIX. Malheureusement je ne connaissais pas encore les Fleurs de Bach pour me soulager à un autre niveau et tirer une leçon de cette "mauvaise" expérience.

Bien sûr quand j'ai réinvesti mon poste c'était la cata ! Mes collègues avaient pris un peu la relève en faisant le moins pire possible. Merci à eux. J'ai alors compris que mon salut serait dans la délégation en formant mes DA à quelques taches, le refus de responsabilités supplémentaires, et la prise régulière de repos (vraie pause déjeuner, sortir plus tôt le soir, weekend, vacances ...).

 

Quelques années plus tard avec le savoir des Fleurs de Bach, j'ai travaillé mon RAIL DE KRÄMER et voici les leçons personnelles (prises de conscience) que ces trois quintessences m'ont enseignées :

  • IMPATIENS
    "Si ma vie est semblable à une partition de musique, sa composition musicale ne peut pas être constamment en triple croches auquel cas j'irai deux fois plus vite vers ma mort.
    Je dois apprendre à nuancer mes rythmes".
  • OLIVE
    "Si j'empêche ma tête et mon corps d'avoir un temps de repos quand ils le manifestent,
    mes accus vont se vider plus rapidement et surtout définitivement".
  • OAK
    "Si je continue d'avoir comme croyance qu' il faut se tuer à la tache, mon inconscient va tout mettre en oeuvre pour me flinguer".

 S'ajoute à ces essences, une belle facette ELM - excellentissimement décrite par MKBIZE : clic

 

Chêne copie

Photo de la fleur OAK : Andreas Bock pour l'Institut für Bach Blütentherapie, Forschung und Lehrer, dirigé par Mechthild Scheffer.
Photo de l'arbuste : Marion & ses petites Fleurs

 

Post en lien :

  • Un enfant de tempérament IMPATIENS : clic et clic