# 297 ème
Une pensée pour mes amis de déjà 30 ans !!!

 

- Est-ce que tu as lu ce livre ? me demanda mon amie en plongeant sa main dans un panier-bibliothèque duquel elle extirpa "Sur les chemins noirs" de Sylvain Tesson.

- Non ! Dis m'en plus ce titre m'intrigue, lui répondis-je avec curiosité.

- Il est formidable. C'est le récit de cet homme qui a traversé à pied et seul la France en diagonal en passant par des sentiers oubliés. Il nous raconte son voyage, ses rencontres, nous partage ses pensées sur la société d'aujourd'hui et la disparition de la ruralité profonde."

 

Sur les chemins noirs ; marionfleurs

 

J'ai quitté mes amis des Alpes de Haute-Provence avec un deuxième cadeau*, cette lecture à venir. Elle allait me sortir de mes traditionnels ouvrages de développement personnel, de médecines alternatives... et me reconnecter avec d'autres amours : la marche, la solitude, la nature, la beauté des forêts, l'aventure, une écriture nécessitant parfois l'aide d'un dictionnaire, un récit nécessitant toujours l'aide d'un atlas pour le plaisir de suivre justement son itinéraire, le bonheur de reconnaître des villages et des vallées où j'ai moi aussi posé mes pieds, mes yeux ... l'impression d'être du voyage avec lui et de m'évader de mon quotidien le temps de quelques heures.

 

 

Sylvain TESSON je ne le connaissais pas. C'est un sacré phénomène. Un homme-voyageur qui choisit la liberté comme devise et brûle la chandelle par les deux bouts ! Sa vie a basculé un soir trop arrossé, il est tombé d'un toit, une chute d'une dizaine de mètres de laquelle il a survécu mais en miettes. Après des mois d'hôpital, il est sorti avec la gueule cassée, le corps vissé et la prescription de séances de rééduction s'il voulait remarcher. Sylvain TESSON a choisi de réaliser le rêve qu'il faisait sur son lit de malade : "Si je m'en sors, je traverserai la France à pied par les chemins noirs." Il entreprend donc cette aventure, dernière d'une collection d'autres expériences vécues hors Hexagone*, et nous raconte le périple de son retour à la vie. Pas après pas, il s'éloigne de Nice, monte sur le plateau de la lavande, rejoint le village de mes amis, s'approche du Mont Ventoux, traverse le Rhône, entre dans les Cévennes, remonte vers la forêt du Gévaudan, passe dans le Limousin, doit se frotter au monde moderne à Tours, s'extrait des rails des chemins de fer du réseau ouest péniblement pour entrer dans les bocages normands, admire le Mont-Saint-Michel et bivouaque sur un rocher herbeux avancé en presqu'île tout en haut du doigt du Cotentin, après c'est la mer ! Un autre projet !!

 

Le passage ci-dessous n'est pas représentatif de l'univers de son livre, je l'ai choisi parce qu'une Fleur de Bach s'exprime clairement et qu'elle aurait été un bon compagnon de soutien positif durant la crise. Les passages que j'ai écrits en italique font référence à cette plante. Je cite l'auteur :

Page 96 : "Pourquoi fut-ce à quatorze heures ? Et pourquoi là plutôt qu'ailleurs ? Nous étions paisiblement assis dans l'herbe à l'ombre des bâtiments de béton de la station de ski et nous déjeunions d'un quignon lorsque monta en moi une envie de mourir. Ce fut lent, pareil à un maléfice pointant à l'horizon. C'était une tache noire qui envahissait l'être comme l'encre de la seiche ennuage l'eau de mer. Plus tard, revenu à moi, je me souviendrai d'une amie de Val-d'Isère qui me racontait avoir traversé l'Atlantique en voilier, s'être mise à l'eau au milieu de l'océan et avoir vu un (inoffensif) requin-baleine monter des profondeurs. Elle était restée subjuguée, privée du moindre réflexe. L'ombre que j'avais sentie naissait de mes propres tréfonds, comme une bête, mais pas comme une belle créature marine : comme une bête affreuse. C'était l'épilepsie, le mal noir.
Les fractures de mon crâne favorisaient ces crises. Dans le camion de pompier qui m'emportait à Aurillac, je reprenais mes esprits et vit la bonne tête d'Humann penchée sur moi pendant que le véhicule faisait ses embardées.

- Tu as convulsé dans les herbes, dit-il.
- Cela ne dure jamais longtemps.
- Trente minutes, tout de même.
- Pas beau à voir...
- Pas agréable, non...
- C'est parce que nous sommes dans un pays de lave, dis-je, il y a le feu contenu sous le basalte. Le sol pulse de mauvais rayonnements. L'épilepsie était fatale en terre volcanique.
- Encore une explication valable..., dit Humann."

Page 101 : "La porte s'ouvrit.
- Mon fils, dit notre hôte.
Un type en bleu nous salua en silence, embrassa son père. L'ampoule a nu balançait au bout de son fil, éclaboussant d'ombre les visages.
- Vous voyez, j'ai été le fils puis le père d'un paysan, dit le vieux.
Entre les deux, la parenthèse d'une vie. "Dans mon enfance, on vivait avec quatre ou cinq vaches. On faisait trois saint-nectaire par jour. Ils en font cent cinquante aujourd'hui."
Je n'avais pas mené l'étude nécessaire à comprendre la mécanique de ces phénomènes ni ne disposais de la puissance intellectuelle pour les analyser. Mais je pressentais que notre hôte soulevait là un point crucial. Le sentiment de ne plus habiter le vaisseau terrestre avec la même grâce provenait d'une trépidation générale fondée sur l'accroissement. Il y avait eu trop de tout soudain. Trop de production, trop de mouvement, trop d'énergies.
Dans un cerveau, cela provoquait l'épilepsie.
Dans l'Histoire, cela s'appelait la massification.
Dans une société, cela menait à la crise."

Sylvain TESSON

 

 

Cherry Plum en floraison ; marionfleurs

Portraitisée par Ricardo OROZCO* CHERRY PLUM est presque "mot pour mot" reconnaissable dans la description des maux de l'écrivain-voyageur.

" Cet extrait correspond à l'axe contrôle/perte de contrôle.

Au plan mental, certains processus inconscients se traduisent en pensées ou en images en rapport avec la notion d'ombre.

CHERRY PLUM aide à garder le contrôle quand nos ressources mentales et émotionnelles touchent à leurs limites à cause de la fragilité du sujet, mais aussi sous l'emprise de circonstances particulièrement adverses.

L'idée du court-circuit me semble parfaite pour définir les situations dans lesquelles cet extrait est indiqué.

Perte de contrôle neurologique : épilepsie, tics, perte de contrôle des sphincters, convulsions, énurésie, tremblements en général, et autres."

 


POSOLOGIE


- 2 gouttes de CHERRY PLUM
- Autant de fois qu'on en ressent le besoin quand on sent la crise d'épilepsie arriver.

-- Sinon prendre du RESCUE (ou autre appellation), toujours 4 gouttes ou 2 sprays, autant de fois qu'on en ressent le besoin.

 

 

 

 

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Aux limites de la conscience par Sylvie Dethiollaz
FRANCE CULTURE, émission radiophonique, Les discussions du soir avec Leili ANVAR

"La conscience, nous en avons tous une expérience intime et singulière, mais que savons-nous réellement de ses "états modifiés" et de ce qu'il est convenu d'appeler les "expériences de sortie de corps"?

Depuis la nuit des temps, nous nous interrogeons sur la conscience et si le XXe siècle a voulu à toute force la réduire à un phénomène matériel, contredisant des siècles de tradition, le XXIe siècle pourrait bien bouleverser nos conceptions et nous faire changer de paradigme après ce nécessaire passage par une science purement matérialiste.

Avec Sylvie Dethiollaz, docteure en biologie moléculaire et directrice de l’Institut Suisse des Sciences Noétiques. Vous menez depuis une quinzaine d’années des recherches sur les états modifiés de conscience et en particulier, ce qu’on appelle les OBE (Out of Body Experience) en français, expérience de sortie de corps. Elle vient de publier avec Claude Charles Fourrier : Voyage aux confins de la conscience : dix années d’exploration scientifique des sorties hors du corps, le cas Nicolas Fraisse aux éditions Guy Trédaniel."


> pour écouter l'émission : clic

 Fleurs de BACH : Cherry Plum, Aspen, Clematis, ... Elm...

 

 

Magnolia ; marionfleurs

Tu me fais tourner la tête !