Jeudi dernier les Abonnés ont reçu une alerte "nouvel article" dans leur boite e-mails et cet article a disparu du Blog quelques heures après, pourquoi ? Il ne s'agit pas d'un bug mais d'une manip' de ma part. Il m'arrive régulièrement de rédiger un début d'article pour le terminer des jours, des semaines voire des mois plus tard. Dans ce cas j'archive ce message avec une date de publication trèèèèèès lointaine. Or je n'ai pas fait attention que quelques articles "en voie de garage" depuis le début de l'année étaient mis en ligne automatiquement à compter de la mi-novembre. Celui que vous avez reçu était un "brouillon", je l'ai donc remis sur "liste d'attente" avec désormais un peu plus de pression pour m'y recoller. En plus, son sujet est passionnant : "Quelle maman suis-je avec mes enfants ?" :16:

 

# 324 ème

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J'ai quatre ans et je cuisine un gâteau d'anniversaire avec des copines dans ma classe de maternelle. Soudain une sirène hurle dans le couloir. Une personne ouvre la porte de notre classe et demande l'évacuation d'urgence.
Nous sommes tous stressés ; mes mains sont pleines de pâte à gâteau qui dégouline, quoi faire ?
Ensuite mes souvenirs m'emmènent dans la cour de récréation, les enfants se regroupent autour de leur maîtresse. ll fait un peu froid, on a tous peur, certains pleurent, on ne comprend pas ce qui se passe.
J'apprendrai bien plus tard qu'il y avait eu une alerte à la bombe. Cet événement est vieux de plusieurs dizaines et dizaines d'années et toujours bien frais dans ma mémoire.

 

Aujourd'hui dans les écoles françaises nos enfants ont des exercices de sécurité à pratiquer avec leurs enseignants. Ils apprennent à adopter des comportements de protection en cas de : tempête, incendie, inondation, risque nucléaire et depuis peu, suite aux attentats, d'intrusion d'hommes armés dans les locaux. Ca c'est la théorie car dans la pratique il y a semble-t-il une sélection des situations !

Dernièrement j'apprenais au détour d'une conversation que mes enfants (en primaire) avaient eu un exercice de secours pour intrusion. Furieuse de ne pas avoir été prévenue à l'avance par un mot dans leur cahier de liaison, j'en demandais plus à mon interlocuteur :

- Comment ça se passe exactement ? Qu'ont vécu les enfants ?"

- Le directeur passe dans les couloirs avec une corne de brume et dit qu'un individu s'est introduit dans l'école. Les enseignants bloquent la porte de leur classe avec un bureau, baissent les volets jusqu'à avoir la pénombre et les élèves, eux, se glissent sous leur table et font silence pendant vingt minutes. C'est le mode opératoire demandé par l'Education Nationale.

 

Je reste stupéfaite, prise entre deux avis personnels : d'un côté c'est toujours bien d'apprendre un bon comportement de secours afin de réagir au mieux en situation d'urgence. D'un autre je trouve anormal que les parents de l'école n'aient pas été informés de ce qu'allaient vivre leurs enfants. Ces élèves ont entre 6 ans et 10 ans et demi, la raison de cet exercice et la façon de gérer l'attaque me semblent sources de choc et de peurs. Les enfants peuvent donc avoir un autre comportement en famille à la suite de cela. Comme la peur qu'il arrive quelque chose d'inattendu et d'inquiétant, en journée mais aussi la nuit.

 

Je demande tous les soirs à mes enfants comment ils ont vécu leur journée, aucun ne m'a jamais rapporté cet exercice. Cela ne veut pas dire qu'il est passé comme une lettre à la poste car l'un de mes enfants est copain-copain avec AGRIMONY : je fais comme si cela ne me touchait pas et que tout allait bien !

Après avoir été au courant de l'histoire, j'en ai parlée avec eux. Le plus petit m'a répondu que ce n'était pas "en vrai" mais juste un exercice. Et que sous la table dans le noir, au bout d'un moment ils avaient rigolé pour faire passer le temps. L'autre enfant m'a appris que les volets restaient un peu ouverts et que le bureau contre la porte d'entrée pour la bloquer ne servait à rien car la porte s'ouvrait dans l'autre sens, de la salle vers le couloir... LOL ! Tout cela a mis un peu de légèreté durant les 20 minutes d'attente d'un truc qui devrait se passer mais ne se passe pas. Attente d'un inconnu potentiellement dangereux mais qui n'existe pas en réalité.

 

exercice_pratique_intrusion

 

Si l'enfant développe une ou des peurs suite à cette mise en situation plusieurs fleurs de Bach peuvent le soulager :

ASPEN
une angoisse face à une possibilité d'attaque. Qui va venir ? Qu'est-ce qui peut se passer ?
> manifestée en journée et/ou la nuit (mauvais rêve et la peur de se rendormir)

ROCK ROSE
une peur panique pour des situations concrètes = nommées par l'enfant
> peur estimée entre 8 et 10/10
> en journée ou à cause de cauchemars

MIMULUS
une peur moins forte (jusqu'à 6-7)
> l'enfant devient craintif pour des situations du quotidien qu'il peut nommer

STAR OF BETHLEEM
pour soulager le choc, le traumatisme

WHITE CHESTNUT
s'il repense à l'événement tout le temps

AGRIMONY
s'il vit ces pensées obsessionnelles comme une torture mentale

RESCUE
si l'enfant est très perturbé

 

POSOLOGIE

  • 1 fleur dans le flacon de 1ère dilution : 2 gouttes 4 fois (ou plus) par jour.
  • RESCUE : toujours 4 gouttes autant de fois que demandé


Ingérer ASPEN peut augmenter le niveau d'angoisse avant qu'elle ne disparaisse. Dans ce cas compléter la prise de cette quintessence avec 4 gouttes de RESCUE. On peut aussi diminuer le nombre de prises par jour (ex. 3 fois par jour) pour revenir ensuite à 4 fois par jour jusqu'à ressentir un ééquilibrage positif : sentiment de sécurité intérieure, de paix, de confiance.

 

 

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Catherine Dolto-Tolitch et Colline Faure-Poirée - Les mots et les images qui font peur.

" Mine de rien... Quand on a très peur, ça rassure d'être ensemble, et d'en parler avec les grands. "
  (terrorisme, attentat, explosions, blessés, peur)

 

  • Mots Clés : Posologie, Rescue ; Cauchemar/nuit, confiance, crise, mental, monstre, peur/angoisse, sommeil, stress, traumatisme.

 

se_sentir_envahi_par_une_angoisse_indefinissable_marionfleurs