# 284 ème
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Dans la catégorie "On ne s'en lasse pas !" Voici, avec deux mois de retard, le troisième et dernier volet de ma saga : "Comment agissent les Fleurs en nous ?" avec la participation de la fleur HOLLY*.

Ces dernières expériences se sont passées la semaine avant Noël !

 

Relire Star Love épisode 1 : 266
Relire Star Love épisode 2 : 268

 

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Holly, chemin de conscience

Quand fleurit le Houx pour avoir enfin une belle photo ? clic

 

11. Mon médecin est un homme qui aime son métier et ses patients. Quand il cherche une information pour répondre à nos questions il a besoin de la trouver, et parfois son entêtement prend du temps beaucoup de temps. L'autre jour la consultation de ses livres d'homéopathie et de phytothérapie a duré 20 minutes ! (de patience me concernant). Il ne trouvait pas de réponse et a fini par renoncer étonné de n'avoir aucun remède de ces médecines. Moi, j'ai commencé à m'énerver et à le maudire intérieurement (Bon vous voyez bien qu'il n'y a rien dans la littérature, passons à autre chose !) - je suis restée zen à l'observer avec amitié, prenant conscience de son implication pour répondre à ma demande et au final je l'ai remercié de ses qualités d'écoute, de persévérance et d'enthousiasme.

 

12. A mon tour de passer commande à la boucherie. J'ai en tête une recette de blanquette de veau au cidre et je regarde l'étal : - "Bonjour ! Je voudrais 400g blanquette de veau s'il vous plaît". Le plateau présente des morceaux de viande de qualité variée. Certains sont très frais et d'autres moins jolis. Le boucher prend surtout des cubes ratatinés et les pose sur la balance. Au cours de ce moment je me parle intérieurement : - "Evidemment je me fais avoir, il me refile les plus moches. C'est pas compliqué pourtant de me servir les beaux morceaux !!!" D'habitude j'aurais arrêté mon action à cette pensée toxique, ruminée ensuite jusqu'à avoir mangé le plat ; mais miracle ! Aujourd'hui j'agis naturellement autrement en disant au boucher avant qu'il ne replie le papier d'emballage : - "Pour le poids c'est bon mais je préfèrerais avoir les morceaux de viande plus frais, est-il possible d'en changer ?". - "Bien sûr !" m'a-t-il répondu avec le sourire, et c'est ce qu'il fait. J'en reste baba. Et voilà ! En fait il n'y avait pas de problème, il suffit juste de demander clairement les choses. Il n'est pas dans ma tête ce Monsieur, et il n'est pas non plus forcément contre moi !

 

13. Hihihi trop strange cette prise de conscience de possessivité territoriale ! J'habite depuis onze ans dans cette maison qui a un bout de jardin et est entourée d'autres maisons. Et depuis deux ans je reçois mes clients chez moi. En journée en semaine, je suis en général la seule de ma famille à l'habiter. Mes enfants et mon mari sont surtout présents en fin de journée et le week-end.

HOLLY a mis en lumière le fait que je vivais cette maison comme étant MON TERRITOIRE PERSONNEL. Ma famille était bien sûr acceptée, je les aime, mais quand même ils devaient respecter mes règles de vie (rangement, décoration, propreté...) au risque de me mettre en colère car je me sentais envahie par eux !?! HOLLY m'a également fait comprendre que ma MAISON était comme une niche et je gardais le TERRITOIRE du jardin et même que le petit parc derrière chez moi m'appartenait aussi. Quand il y a du bordel, je me sens envahie et j'ai envie de mordre. Bref comme la racine du Houx qui, en forme de crochet, s'approprie le sol dans lequel elle pousse, je m'approprie mon petit domaine, son jardin et les alentours pour un usage privé tout ça parce que je vis ici à temps plein !?! MDR

Cette prise de conscience a été un véritable choc et j'étais bien contente d'agir pour m'en débarasser. Cette maison n'est pas MOI, j'avais à ouvrir mon coeur à la présence d'autrui (dans toutes ces expressions de vie) pour redonner de l'espace à chacun. A moi par contre de trouver MON espace personnel dans cette maison, j'en ai trois mais en fait aucun vraiment, et d'en faire mon espace privé pour m'isoler.

 

Résultat de recherche d'images pour "dessin chien de garde"      ou     Snoopy

 

 

 

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La part du Colibri de Pierre Rabhi*

 

La part du colibri"L'observation de l'espace nous a permis de constater que nous étions consignés et confinés sur notre petite planète sans aucun autre recours ou autre alternative que d'y instaurer la convivialité et le partage si nous voulons y survivre. Or tout ce que nous avons trouvé de mieux à faire, c'est le choix de l'antagonisme comme principe de vie : individu contre individu, nation contre nation, religion contre religion, etc... ce qui aboutit à la mondialisation, qui est tout le contraire du mondialisme, utopie généreuse qui n'a pu être édifiée. Sous un certain angle, c'est sous cet antognisme que repose ce que nous appelons économie, elle-même stimulée par l'avidité et l'insatiabilité humaine érigée en système économique et qui génère disparités et fractures entre le Nord et le Sud, entre l'Ouest et l'Est, au sein même des pays prospères, entre les riches et les pauvres, validant des individus qui seraient "haut de gamme", cumulant tout le positif, et d'autres "bas de gamme", cumulant le négatif.

Autrement dit, l'humanité probablement sous l'effet de l'insécurité psychique et de l'angoisse, n'a pas compris que la convivialité et la solidarité valaient mieux que division, compétitivité et accaparement sans limite, générant une sorte d'anthropophagie structurelle où l'excès de la minorité génère l'insuffisance et la précarité de la majorité." Pierre RABHI

 

 

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Les enfants de Summerhill*

Summerhill school

"Summerhill est une école fondée en 1921 en Angleterre par Alexander Neill, psychanalyste, et dédiée aux enfants difficiles. Il recherche les garçons et les filles que les autres écoles trouvent fatigants, paresseux, obtus et associaux. "Voici mon école, dit-il aux parents, il y règne une absolue liberté de travailler ou de jouer, c'est à prendre ou à laisser."

75 enfants âgés entre 5 et 16 ans vivent en communauté et sont libres de faire ce qu'ils veulent dans ces lieux (bâtiments et parc). Aucune obligation de suivre les cours sauf si décidé de sa propre volonté, par contre, la philosophie de son directeur est d'apprendre à vivre, et à vivre ensemble. Deux fois dans le week-end se tient une assemblée générale ou enfant et adulte ont "une voix" identique pour se faire entendre et voter les décisions. Ce "identique" permet à de jeunes enfants de se sentir écoutés et entendus et certains bâtiront une confiance et une sécurité intérieure aussi grâce à cette règle. Lors de l'assemblée générale les problèmes de la communauté sont exposés et réglés.
- "Un des avantages quand on vit ensemble 24 heures sur 24 c'est qu'on ne peut pas faire abstraction des problèmes, il faut s'en occuper" [sinon la vie de groupe ne fonctionne pas].

Les témoignages des enfants sortis de cette école, qui ne juge pas un SAVOIR (mental) mais une capacité à VIVRE EN GROUPE (intelligence du coeur) :
- "Et puis tout d'un coup je m'arrête [de taper l'enfant] et je regarde [le cercle d'enfants autour de moi] - à chaque fois que je me rappelle de cette histoire cela me fait pleurer - et je vois un petit garçon qui me dit "tu sais, tu es le premier enfant qui tape ici, on n'a jamais tapé". Quand il m'a dit ça je me suis effondré en larmes. Même après cinquante ans une émotion pareille elle reste, on ne peut pas s'en défaire. Et après ça je ne me suis plus jamais battu". - "Tu sortais de ta solitude ?" - "Oui c'est ça, je pense que cet amour des enfants m'a comblé, m'a soigné je pense".

Alexander Neill : "Je vais vous donner l'exemple d'un garçon américain de 9 ans dont le père m'a écrit : mon fils est tout ce qu'il y a de normal mais il a horreur des cours. Le garçon débarque chez nous le visage rempli de haine. C'était un destructeur, un tyran et un voleur. Evidemment son père ne savait pas quoi en faire alors il nous l'a envoyé. On ne pouvait pas le renvoyer chez lui. Résultat des courses, il a fallu attendre des années avant qu'il devienne sociable. Ce qui a fini par arriver bien sûr. Mais on ne devient pas sociable par la punition. La punition n'a jamais guéri personne. Je déteste employer le mot amour parce que c'est un mot presque sali de nos jours. J'aime bien l'expression "il faut se mettre du côté de l'enfant" et ça je crois qu'on le fait. La seule façon de guérir un enfant c'est de lui donner votre approbation. 

et à SE DEBROUILLER EN CAS DE CRISE (réfléchir, trouver des solutions créatives, décider, inventer des règles pour une meilleure justice, ne pas punir mais aider à responsabiliser...) est très intéressant. Autant pour leurs souvenirs de ces quelques années d'enfance dans un lieu "en marge" de l'éducation scolaire traditionnelle (ce qu'ils ont appris sur eux-mêmes et sur la vie en communauté) que pour la façon dont ils se sont insérés dans la vie professionnelle vers 16 ans (leur regard décalé).

 

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Catherine Dolto et Colline Faure-Poirée - Bien vivre tous ensemble.Mine de rien, quand on vit bien avec tout ceux qui nous entourent, ça rend heureux.
Citoyenneté, famille, politesse, solidarité.

(A partir la maternelle)

Mieux comprendre les règles de vie.
Savoir l'importance du respect des autres et de soi-même.
Connaître les émotions générées par des blessures relationnelles.
Comprendre les responsabilités de tous dans une vie en communauté.
Apprendre la solidarité dans un espace social...
J'apprécie les exemples tout à fait réels et les "messages" destinés à faire réfléchir les enfants mais aussi l'adulte lecteur :)

 

 

  • Mots Clés : Chemin, Citation, Comment agissent les Fleurs en nous ? ; Amour, Changement, Colère, Ego, Emotions, Mental, Relations.

* REFERENCES PAR ORDRE D'APPARITION

  • Articles sur la fleur HOLLY : clic
  • Référence du livre de Pierre Rhabi : site internet
  • Présentation de l'école de SUMMERHILL : wikipedia
  • Lien du documentaire LES ENFANTS DE SUMMERHILL par B/ Kleindienst : film sur youtube

 

 

Le printemps démarre